LE VOL DU PAPILLON BLANC

Si tu étais un papillon blanc volant au gré du vent, tu pourrais sûrement gouter aux milles et une senteurs des fleurs.

Une journée te semblerait infinie car ta vie est courte.

Tu ne chercherais pas à faire de projets ou de plans sur la comète, tu ne chercherais pas à connaître ou à planifier ta prochaine rencontre ou activité. Tu serais juste émerveillé par ce qui se présente à toi.

Tu laisserais le vent te porter vers de nouveaux horizons et tu chercherais simplement la stabilité et l’équilibre dans ton vol au milieu des bourrasques.

Parfois tu t’arrêterais sur une feuille, une fleur, une branche pour faire une halte.

Elle serait juste une occasion de plus d’observer, d’apprendre, de laisser voguer tes perceptions et d’ancrer tes sensations. Comme si tout autour de toi, te remplissait et te nourrissait.

En toi tu porterais la mémoire de ta transformation, de ce long processus douloureux de mort renaissance. Tu aurais la notion du travail et du sacrifice et ta seule aspiration serait juste d’être en présence à l’instant.

Tu ne te soucierais nullement de ta survie car tu sais que ta vie est courte et que le seul objectif est d’être dans cet espace temps où se mêle la plénitude et l’éternité.

Aucune attente de ta part, une liberté et sérénité totale. Seul ton instinct te guiderais, cet instinct qui s’exprime juste à travers la joie et l’élan qui te porte.

Parfois tu rencontrerais quelques congénères et se serait l’occasion d’un bal aérien, léger, simple, sans attentes. Et puis chacun reprendrait sa route, sans amertume, déception, rancœur ou regrets.

Au cours de tes vols, tu prendrais conscience de la beauté et de la diversité du monde qui t’entoure. Tu prendrais conscience de l’importance de prendre soin et de respecter chaque élément.

Tu te satisferais simplement de tes besoins sans vouloir plus, sans vouloir faire des réserves. Ta vie est courte et tu verrais toute l’abondance autour de toi, bien plus que ce qu’il te faut pour aujourd’hui. De quoi te nourrir pour des centaines voir milliers de vies.

Le mot concurrence serait un concept qui t’es complètement inconnu.

Tu prendrais aussi conscience de l’importance de choisir car le monde est bien trop vaste pour que tu puisses tout visiter, tout observer, tout goûter et expérimenter.

Rien que par ton vol, tu inspirerais ceux qui t’observent. Ils verraient en toi l’incarnation même du bonheur que tu transmets par ta façon de vivre et d’être au monde.

Toi, petit papillon blanc, tu serais le témoin du changement, de l’évolution, de la réussite, de l’impermanence. A travers toi, un enseignement se transmet.

 

 

Tu n’es pas un papillon blanc, mais tu peux, en certains instants de ta vie, t’imprégner de sa philosophie et en faire un art de vivre.

 

Constance

Maïeuticienne de l’âme.

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