CALME DANS LES PROFONDEURS DE LA NUIT

Il fait noir. Tout est calme.

Tout le monde dort… Pas si sûr.

En tendant l’oreille nous pouvons entendre les sons des animaux nocturnes.

Il y a une légère brise de vent. L’air est frais. Agréable.

On entend juste un léger bourdonnement de ventilation qui vient troubler le calme apparent.

Ce son continu est cependant apaisant.

Le ciel est clair, en levant la tête on peut voir l’éclat des étoiles et les feuilles des arbres brillent sous la douce lueur de la lune.

Petit à petit, les yeux s’habituent à cette sombre luminosité et l’audition s’aiguise.

Les sons se font de plus en plus présents, mais en toile de fond nous pouvons percevoir un silence apaisant, englobant, comme un cocon.

Ce silence nous emporte, fait ralentir notre respiration et le rythme des battements de notre cœur.

Tout ralentit, s’apaise, et nous approchons de cet espace hors du temps. L’instant s’allonge à l’infini pour nous accueillir dans un souffle… Le souffle uni de l’énergie de vie.

Simplement bercés par notre respiration et les quelques sons environnants, blottis au cœur même de la nuit, nos pensées peuvent ralentir leur rythme effréné.

Un vide plein et doux s’installe à l’intérieur, un vide qui nous remplit entièrement.

C’est une sensation que l’on recherche souvent sans réellement réussi à l’obtenir. Habituellement, nous tentons en vain de nous remplir pour être plein au lieu de nous vider.

Vider pour être complètement rempli de cette douce énergie qui elle seule à la capacité de nous combler réellement.

Un chien aboie au loin, comme pour signer la fin de ce détour, de cette découverte et intime relation au sein même de la nuit, relié au cœur de notre être.

Après quelques instants, le calme revient, le silence s’allonge et nous emporte dans les prémices du sommeil.

 

Constance

Maïeuticienne de l’âme.

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