LE COURS DE L’EAU

L’eau source de vie,

La pluie lave les maux.

Il est apaisant de se ressourcer au bord d’une rivière. Laisser couler les pensées avec le flux de l’eau.

Patauger dans son intérieur, pour laisser décanter, pour y amener plus de clarté et un profond nettoyage.

Chaque goutte d’eau apporte sa pierre à l’édifice de la rivière, chacune est importante, chacune fait sa part. Seule, elle n’est rien, mais avec les autres elle peut transformer littéralement les choses, le cours de l’eau et celui de la vie autour.

Il est inspirant de regarder et d’écouter cette vie qui file à différentes allures. Il est inspirant d’observer comment la rivière tisse et file  le cours de son espace avec patience, persévérance et insouciance. 

Chaque goutte de pluie vient renforcer le cours d’eau et apporte sa part. Une fois tombée dans la rivière elle se fond complètement en elle pour devenir invisible elle est devenue la rivière entière, il est impossible de la dissocier de cette dernière. En chaque goutte d’eau se trouve le tout et la promesse de la rivière puis de l’océan.

Nous sommes à l’image de ces gouttes de pluie tombant dans l’infini pour retrouver un espace nouveau, un espace où nous formons le tout. Ce tout se dirige dans une direction unique avec parfois quelques retours en arrière, quelques tourbillons, mais toujours en action, dans une forme d’évidence intuitive sans questionnements. L’eau ne se demande pas pourquoi elle coule, elle avance… Elle est, tout simplement et elle suit le cours des choses avec simplicité. Elle le fait le plus souvent avec douceur mais parfois brutalement avec force et puissance. Les deux font partie de sa nature, elle est l’un et l’autre.

L’eau fait partie de nous, elle nous constitue, nous sommes à son image.

En prenant soin de l’eau nous prenons soin de nous, et elle prend soin de nous en retour.

Constance

Maïeuticienne de l’âme.

 

Texte rédigé assise sur la racine d’un arbre, les pieds à la surface de l’eau, bercée par le son de la pluie et la mélodie de la rivière brune en crue d’été.

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