MER

La plage semble s’étendre à l’infini. 

Le soleil est bas sur l’étendue d’eau salée, il va bientôt atteindre l’horizon…

Mais pas encore. Nous pouvons encore faire quelques pas, pieds nus, en s’enfonçant légèrement dans le sable. 

Une douce brise tiède vient faire flotter le vêtement léger autour de nous.

Les vagues vont et viennent, inlassablement, sans même que cela semble demander un effort.

L’odeur de l’iode atteint nos narines et nous invite à faire pénétrer un peu plus d’air à l’intérieur de notre être. 

L’étendue de mer scintille sous le soleil de fin de journée.

Elle nous connecte à l’immensité, notre regard plonge à l’intérieur, et nous y découvrons notre propre profondeur d’être.

Tout d’un coup, notre corps entier semble se fondre dans cet espace. Il ne reste juste que ce doux bercement, ce va et vient, comme un clapotis silencieux.

Dans ce lieu, les connaissances les plus profondes de notre intériorité émergent pour nourrir nos besoins essentiels.

De grandes avancées intérieures peuvent survenir, soutenues par cette étendue profonde, calme et paisible.

L’eau nous porte et nous enseigne. Nous la portons en nous avec autant de profondeur et d’immensité que celle que nous observons sous le soleil couchant.

Le soleil arrive sur l’horizon. Le temps suspend quelques instants sa course pour laisser tranquillement le soleil s’éteindre dans la ligne entre terre et ciel.

Puis le cours de la vie reprends doucement son rythme.

 

Constance

Maïeuticienne de l’âme.

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